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Crash aérien à La Londe : le milieu de l'aviation de loisir sous le choc

D'après ce que rapporte Nice-Matin, le ciel du Var s'est assombri dimanche 13 septembre: un biplan FK 12 Comet, parti de l'aérodrome de Cuers-Pierrefeu pour un baptême de l'air, s'est écrasé sur les…

Crash aérien à La Londe : le milieu de l'aviation de loisir sous le choc

Deux morts dans le crash d'un avion de loisir à La Londe: triste ambiance à l'aérodrome de Cuers-Pierrefeu, une nouvelle fois endeuillé

D'après ce que rapporte Nice-Matin, le ciel du Var s'est assombri dimanche 13 septembre: un biplan FK 12 Comet, parti de l'aérodrome de Cuers-Pierrefeu pour un baptême de l'air, s'est écrasé sur les hauteurs de Valcros à La Londe-les-Maures. Le pilote, Patrick Féron, 78 ans, et sa passagère, Anne-Marie Kessedjian, 58 ans, n'ont pas survécu. Pour nous qui aimons nous élever — que ce soit en parapente ou en avion de loisir — ce type de nouvelle réveille une peur qu'on préfère souvent taire. Et c'est précisément à cette peur-là qu'il faut parler, pour ne pas la laisser s'installer.

Un profil qui rend le silence plus lourd encore

Ce qui frappe, en parcourant le récit d'Actu.fr, c'est le parcours de Patrick Féron. Ancien pilote de chasse, il avait commandé un escadron de chasse et dirigé la sécurité des vols de l'armée de l'air. Sur le site de son association, on apprend qu'il avait piloté le Jaguar et le Mirage 2000. Voler n'était pas pour lui un hobby récent: il totalisait plus de cinquante ans de pratique et, selon un membre des Ailes de la Reconnaissance interrogé par Nice-Matin, des heures de vol régulières avec des certificats médicaux à jour. Il était vice-président de cette association créée après le Covid, qui offrait chaque dimanche, quand la météo le permettait, des vols découverte aux soignants, pompiers et ambulanciers du Var. L'enquête, confiée à la brigade de gendarmerie des transports aériens de Nice, ne privilégie aucune hypothèse pour l'instant, précise Actu.fr.

Ce que ce drame nous enseigne, à nous qui rêvons de prendre l'air

Vous préparez un baptême de parapente ou un vol en biplan? Ce drame, sans rien enlever à votre envie, vous invite à quelques vérifications simples. Pas pour transformer votre projet en parcours du combattant, mais pour aborder le ciel avec la même rigueur que celle qu'on attend d'un pilote chevronné.

Demandez, calmement et sans gêne, combien d'heures de vol totalise le pilote et depuis quand il vole sur ce type d'appareil. Un professionnel sérieux répond sans détour. Vérifiez que ses licences et certificats médicaux sont à jour — c'est la base, et une école transparente le mentionnera d'elle-même. Renseignez-vous sur la structure: une école ou une association qui communique clairement sur la sécurité, le matériel et l'assurance est presque toujours un bon choix. Examinez la météo du jour et, surtout, écoutez votre ressenti: si quelque chose vous retient, vous avez tout à fait le droit de renoncer. Personne ne vous en voudra.

Un dernier point mérite votre attention. Nice-Matin rappelle que l'aérodrome de Cuers-Pierrefeu avait déjà été endeuillé il y a deux ans, avec le crash en mer d'un Fouga Magister lors des célébrations des 80 ans du Débarquement de Provence, le 16 août 2024. Deux drames sur la même plateforme, ce n'est pas anodin. Cela ne signifie pas qu'il faut fuir le ciel — ce serait renier ce qui nous anime — mais cela justifie de poser ces questions avant de signer un vol. La peur, quand on lui donne un cadre, se transforme en vigilance sereine. Et c'est dans cette vigilance-là que le plaisir de voler reste intact.