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Opération Avions de Rêves : offrir un baptême de l'air aux enfants hospitalisés à La Vèze

Selon Plein Air, l'opération « Avions de Rêves » sera renouvelée mercredi 9 septembre après-midi sur l'aérodrome de Besançon-La Vèze, avec une idée toute simple: faire réaliser un baptême de l'air à…

Opération Avions de Rêves : offrir un baptême de l'air aux enfants hospitalisés à La Vèze

Vous avez probablement déjà entendu cette remarque, lancée à la légère: « ce n'est qu'un tour en avion, on en fait trop ». Et pourtant, dans le regard d'un enfant hospitalisé, ces quelques minutes vues d'en haut pèsent parfois plus lourd que des semaines de mots. Selon Plein Air, l'opération « Avions de Rêves » sera renouvelée mercredi 9 septembre après-midi sur l'aérodrome de Besançon-La Vèze, avec une idée toute simple: faire réaliser un baptême de l'air à des enfants atteints de pathologies lourdes, accompagnés de leurs familles.

La mécanique d'une journée hors du temps

On imagine souvent, à tort, ce genre de journée comme un événement spectaculaire, technique, presque sportif. C'est en réalité une mécanique bien rodée, où chaque acteur tient un rôle précis. Le Rotary Club Besançon Boucle porte le projet et apporte le cadre, Domergue Aviation met les machines et les pilotes à disposition, et l'association Sourire à la Vie prend en charge l'humain — l'accueil, le lien avec les familles, le tempo. Trois corps de métier différents, une seule boussole: ne pas ajouter d'effort à des enfants fatigués par les traitements.

Concrètement, cela ressemble à ce que je décris toujours à mes lecteurs les plus nerveux: on respire avant, on s'installe, on décolle, on redescend. Pour des enfants malades, la durée du vol reste courte — le temps d'un souvenir plutôt que d'une performance — et le sol accueille à nouveau la famille juste après l'atterrissage, dans ce moment où l'on échange ses premières impressions. Cette fidélité du rituel, c'est ce qui rend l'événement reproductible.

Et si l'on n'est ni pilote ni parent concerné?

Voilà la question qu'on me pose souvent, et je crois qu'elle mérite d'être posée à voix haute. Vous n'avez pas besoin de prendre l'air pour faire partie de l'aventure. Ce type d'opération tient debout parce que des bénévoles, des clubs service, des petites associations locales acceptent de revenir, année après année. Plein Air note d'ailleurs que l'édition 2025 avait déjà été jugée réussie par les organisateurs, qui réitèrent cette année avec la même intention: offrir aux jeunes malades un instant d'évasion loin des traitements et de la maladie.

Avant de vous engager, trois repères que j'aime transmettre à ceux qui découvrent le milieu:

  • Regardez qui coordonne: une opération qui s'appuie sur un club service et une association de terrain gagne en fiabilité.
  • Vérifiez la présence d'un accompagnement associatif le jour J, à la fois pour les enfants et pour les parents.
  • Demandez-vous si l'événement se répète: la régularité reste, à mes yeux, le meilleur indicateur d'un projet solide.

Si ces trois points sont réunis, vous pouvez y aller en confiance — que vous veniez donner un coup de main ou simplement encourager l'initiative à votre échelle.

Le conseil que je glisse avant tout baptême

Qu'il s'agisse d'un enfant malade ou d'un adulte qui découvre la mise en l'air, je propose toujours le même exercice à pratiquer chez soi dans les jours qui précèdent. Installez-vous assis, les pieds bien à plat au sol comme si vous étiez sur un tabouret de cuisine, et travaillez une respiration lente: inspirez sur quatre temps, expirez sur six. Ce minuscule rituel devient un ancrage le jour J, quand le cockpit se referme ou que le moteur démarre. C'est souvent ce qui transforme la crispation en sourire — et ce sourire, chez un enfant habitué aux blouses blanches, vaut toutes les images du monde.