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Balançoire géante au Grand Chamossaire : le grand frisson alpin

L'idée vous a peut-être traversé l'esprit un jour, suspendu sous la voilure: et si on pouvait s'arrêter là, juste flotter, sans le mouvement?

Balançoire géante au Grand Chamossaire : le grand frisson alpin

Être suspendu face au vide, sans voile

Le principe est aussi simple qu'intimidant: trois passagers à la fois prennent place à califourchon sur une selle fixée à une structure métallique évoquant un bouquetin des Alpes. Solidement sanglés, agrippés à un guidon, ils sont hissés par un système de câbles et de poulies jusqu'à un angle de 90 degrés — face contre terre. Puis le câble de sécurité se libère, et la balançoire bascule dans le vide. Douze mètres de haut, une structure en V, et soudain la vallée tout entière s'offre au regard, sommets rocheux et légèrement enneigés en toile de fond.

« On a l'impression d'être un oiseau », confie Alexandra Henchoz, 37 ans, venue tester l'attraction avec sa famille. Marc Truffer, 70 ans, raconte pour sa part avoir été à la fois terrifié et enthousiaste. Vous reconnaissez peut-être cette dualité: ce mélange de peur et de joie qui précède un vol, le moment précis où le corps hésite avant de se lâcher.

Diversifier l'été en altitude

L'initiative s'inscrit dans une tendance de fond des stations alpines: proposer des activités estivales au-delà de la randonnée et du VTT. Martin Deburaux, directeur du domaine skiable de Villars-Gryon-Diablerets, l'explique sans détour: la station souhaite tripler sa fréquentation estivale, aujourd'hui à 100 000 visiteurs contre 700 000 en hiver. Des balançoires similaires existent déjà à Megève et à La Clusaz en France.

Ce qui nous concerne directement, en tant que volants: cette même logique pousse les stations à investir dans l'offre de vols en tandem, l'entretien des décollages et l'accessibilité des sites. La balançoire du Chamossaire a d'ailleurs été volontairement implantée dans un secteur déjà fréquenté, afin de préserver les zones plus sauvages du domaine — un réflexe que l'on retrouve de plus en plus pour les espaces de vol aussi.

Ce que ça change pour vous

Si vous passez dans les Alpes vaudoises cet été et que le cœur vous en dit, la balançoire est accessible à toute personne munie d'un forfait de remontées mécaniques, au sommet du télésiège du Grand Chamossaire. Ce n'est pas un vol, bien sûr — pas de souffle d'altitude, pas de silence sous la voilure. Mais c'est peut-être le premier pas vers le vide pour un proche qui n'ose pas encore prendre place à côté de vous en parapente. Et parfois, ce petit déclic suffit.