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Laure Déroche : comment l'ex-maire de Roanne a concrétisé son rêve de voler en paramoteur

Selon Le Progrès, cette Riorgeoise de 55 ans s'est offerte, il y a quatre ans, une nouvelle passion: le paramoteur.

Laure Déroche : comment l'ex-maire de Roanne a concrétisé son rêve de voler en paramoteur

Vous connaissez cette petite voix qui murmure, depuis l'enfance, parfois au bord d'une falaise ou simplement en regardant le ciel: « Et si, un jour, je volais? » Pour Laure Déroche, ancienne maire de Roanne entre 2008 et 2014, ce rêve n'a plus rien d'une chimère. Selon Le Progrès, cette Riorgeoise de 55 ans s'est offerte, il y a quatre ans, une nouvelle passion: le paramoteur. Et son parcours, loin d'être celui d'une tête brûlée, dessine une feuille de route que je trouve précieuse à décortiquer pour vous qui hésitez encore à pousser la porte d'un club.

Le déclic: un baptême, puis une décision

Dans les colonnes du quotidien régional, Laure Déroche raconte un moment fondateur: un baptême de parapente vécu en Bretagne. « J'ai toujours rêvé de voler depuis que je suis petite », glisse-t-elle au journal. Ce qui frappe, c'est la suite. Plutôt que de classer ce frisson au rang des souvenirs doux, elle décide — quelques pas plus tard — de frapper à la porte du club de paramoteur installé sur l'aéroport de Roanne, à 3 km de chez elle. La géographie fait le reste: quand on repousse depuis longtemps, raccourcir la distance au terrain, c'est déjà décoller mentalement. Comme s'asseoir sur une balançoire avant de prendre de l'élan: on n'y va pas d'un bond, on s'y installe.

Première femme du club, mais pas seule face à l'aérologie

Elle est aujourd'hui la seule femme parmi les pilotes de ce club roannais. Si ce détail peut intimider — je l'entends très souvent chez celles et ceux qui franchissent une porte de club pour la première fois —, son parcours montre surtout que l'envie finit par l'emporter sur la timidité. Elle enchaîne les étapes avec méthode: brevet théorique commun à la classe des ULM sur l'aérologie, entraînements au sol d'abord pour apprivoiser la voile, puis envol. Sa voile, une Sirocco, devient le prolongement naturel d'une vie déjà bien remplie localement — et la preuve vivante qu'on ne commence pas le vol libre à un « bon » âge, mais quand l'appel se fait trop pressant pour qu'on l'ignore encore.

Quatre pas à retenir si, vous aussi, vous rêvez de voler

Que vous soyez tenté par le parapente, le paramoteur ou un simple baptême biplace, l'histoire de Laure Déroche tient en quatre repères que je vous transmets, comme on guide un pied sur un appui encore inconnu:

  • Osez pousser la porte d'un club, même quand vous n'y ressemblez à personne d'autre.
  • Commencez par le sol: maîtriser la voile à plat, comprendre l'aérologie, valider le brevet théorique avant de penser au ciel.
  • Gardez en tête qu'un baptême n'est pas un aboutissement — c'est une question que vous adressez à votre vertige, pour savoir s'il mérite qu'on s'y attarde.
  • Et si la peur reste là, accueillez-la plutôt que de la fuir: on ne vole bien qu'une fois qu'on a appris à respirer avec elle.

Selon le Progrès, Laure Déroche s'est simplement dit qu'il fallait qu'elle arrive à vivre ses rêves. Parfois, c'est la phrase la plus modeste qui ouvre la plus grande fenêtre sur le ciel.