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CAMPS-LA-SOURCE : Accident de parapente – Un homme de 34 ans secouru en milieu périlleux

Selon Presse Agence, un parapentiste de 34 ans s'est blessé aux membres inférieurs mardi 8 septembre en fin de journée à Camps-la-Source, dans le Var.

CAMPS-LA-SOURCE : Accident de parapente – Un homme de 34 ans secouru en milieu périlleux

Pris en charge par une équipe spécialisée en secours en milieu périlleux (SMPM) et évacué par l'hélicoptère Dragon 13 de la sécurité civile, le blessé illustre, une nouvelle fois, la fréquence des traumatismes des membres inférieurs en vol. Cette typologie d'accident, documentée dans les bilans accidentologiques, impose une vérification systématique de plusieurs paramètres avant tout décollage.

Anatomie d'un atterrissage qui tourne mal

La majorité des traumatismes des membres inférieurs en parapente surviennent lors de la phase d'atterrissage, par défaut de freinage, mauvaise lecture du relief ou coup de vent de traîne soudain. Le communiqué de Presse Agence précise que la topographie du site a rendu l'intervention particulièrement complexe — un paramètre que tout pilote doit anticiper lors de la préparation du vol. Le passage d'une zone dégagée à un relief escarpé transforme une sortie de vol anodine en opération de secours: le déclenchement d'une équipe SMPM et d'un moyen héliporté n'est jamais anodin, ni sans coût opérationnel.

Pour les pilotes encadrant des baptêmes et des vols biplaces, ce scénario doit figurer en bonne place dans l'analyse pré-vol. Il convient de:

  • Calibrer le suspentage et vérifier l'absence de porosité sur l'aile avant chaque séance
  • Identifier les zones d'atterrissage dégagées et accessibles par voie terrestre
  • Anticiper le vent de pente et ses gradients, fréquents en zone de relief alpin
  • Vérifier la couverture radio et l'accessibilité des secours héliportés les plus proches

Ce qu'il faut vérifier avant de redécoller

L'accidentologie du biplace distingue trois familles de causes récurrentes: erreur de pilotage à l'atterrissage, conditions aérologiques sous-estimées et défaut de maintenance de l'équipement. Chaque vol doit faire l'objet d'un protocole de vérification minimal conforme aux exigences de la norme EN/LTF en vigueur et aux obligations de la réglementation fédérale.

Trois points méritent une attention immédiate:

1. État de l'aile: inspection visuelle et gonflage au sol pour détecter toute déformation ou porosité susceptible de modifier le comportement en vol.

2. Paramètres météo: vent mesuré au décollage et à l'atterrissage, à comparer aux bulletins aéronautiques et aux observations locales. Ne jamais décoller en cas de doute sur la régularité du flux.

3. Sécurisation de la zone d'atterrissage: reconnaissance préalable, retrait des obstacles, balisage si nécessaire et briefing explicite du passager sur la procédure d'arrivée.

Protocole à appliquer en cas de traumatisme

En cas de traumatisme des membres inférieurs sur la zone d'atterrissage, la chronologie d'alerte conditionne la qualité de la prise en charge. Il convient de:

  • Sécuriser immédiatement la victime et le matériel
  • Contacter le 18 ou le 112 en précisant la localisation exacte (coordonnées GPS, relief identifiable)
  • Maintenir la victime au chaud en attendant les secours spécialisés
  • Ne pas mobiliser un blessé suspecté de fracture sans consigne médicale

L'intervention à Camps-la-Source, mobilisant huit sapeurs-pompiers, une ambulance et un véhicule de commandement, rappelle que la chaîne de secours en milieu périlleux obéit à des moyens calibrés, non mobilisables sans justification. Pour les pilotes encadrant des vols dans les Alpes, l'enjeu reste la prévention en amont: la rigueur systématique du pré-vol demeure, en pratique, le levier le plus efficace de réduction du risque.