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Harcourt : la mairie offre un premier vol inoubliable aux élèves de sixième

C'est une histoire que relate Actu.fr et qui touche directement à ce que vivent nos lecteurs: à Harcourt, dans l'Eure, la municipalité a offert un baptême de l'air aux anciens CM2 qui venaient d'entrer en sixième.

Harcourt : la mairie offre un premier vol inoubliable aux élèves de sixième

Le récit parle d'excitation, de moteurs, mais surtout de ce silence plein qui saisit les passagers une fois en l'air — un silence que l'on retrouve aussi dans un vol tandem en parapente.

Ce qu'il faut retenir du baptême d'Harcourt

D'après Actu.fr, les enfants ont décollé le 9 septembre après-midi depuis l'aérodrome voisin de Bernay, par groupes de trois, à bord de DR 400, ces avions monotourisme que l'on croise dans les aéroclubs. Christelle Deshayes, adjointe à la commune, a expliqué au journal que les vols étaient d'abord prévus en juin avant d'être reportés.

Trois détails m'ont arrêtée en lisant l'article. D'abord, cette remarque des pilotes Bruno Saublet et Pascal Rivière, qui travaillent avec l'école d'Harcourt depuis quarante ans: selon eux, quand les élèves se taisent une fois en vol, c'est le signe qu'ils sont impressionnés. Cette image du silence plein, je la retrouve mot pour mot chez les passagers de mes vols tandem en parapente — ce moment où la gorge se serre et où le paysage entre sans qu'on sache comment. Ensuite, la pluie, qui a forcé tout le monde à se réfugier sous le hangar avant que les vols reprennent: la météo commande, et savoir s'y plier fait partie de l'apprentissage. Enfin, l'intervention de Christy Parris, conseillère municipale venue du monde aérien, qui a présenté les métiers de l'aéronautique aux enfants et tenu à rectifier l'idée reçue qu'il existerait des métiers d'homme et des métiers de femme. Bel héritage pour des collégiens qui découvrent le ciel.

Ce que cela change pour vous

Beaucoup d'entre vous me demandent par où commencer quand la peur du vide freine l'envie. L'épisode d'Harcourt me donne l'occasion de préciser une chose qu'on confond souvent: un baptême en avion et un vol tandem en parapente, ce n'est pas du tout la même école du ressenti.

En avion, on reste assis, ceinturé, le souffle du moteur couvre les bruits du monde. Ce sont surtout les variations d'altitude qui mettent l'oreille à contribution, comme l'a raconté Kylian, un des premiers élèves à avoir décollé: il a évoqué la pression ressentie et ses oreilles un peu bouchées. Normal: c'est votre tympan qui travaille, pas la peur.

En parapente biplace, le rapport au vide est complètement différent. On est dehors, porté par l'air, le pilote est dans votre dos, et l'on apprend à relâcher les épaules plutôt qu'à serrer les accoudoirs. Si vous êtes du genre à sentir votre cœur s'emballer devant une vidéo de deltaplane, commencez par un vol court en pente école, posé sur un terrain herbeux. C'est ce que je propose toujours à mes proches qui n'ont jamais sauté le pas: on ancre le geste au sol, et le reste suit.

Trois vérifications à faire avant de réserver

Puisque cette journée a donné envie à plusieurs d'entre vous d'offrir — ou de vous offrir — un premier contact avec le ciel, voici trois réflexes que je garde toujours en tête:

  • L'état ORL avant tout. Un simple rhume ou une sinusite peut transformer un baptême en calvaire. Signalez tout problème d'oreilles récent, surtout en avion où les variations de pression sont rapides.
  • La licence et l'ancienneté de la structure. Qu'il s'agisse d'un aéroclub ou d'une école de parapente, demandez depuis combien de temps elle opère et quel est le niveau de qualification du moniteur. À Harcourt, le partenariat entre l'école et l'aéroclub dure depuis quarante ans: cette continuité inspire confiance et se vérifie.
  • Le plan B météo. Nos confrères normands l'ont vécu en direct: la pluie a imposé une pause, puis les vols ont repris dès que le ciel l'a permis. Renseignez-vous sur la politique de report avant de régler la prestation — un vol reprogrammé vaut mieux qu'un vol bâclé.

Un dernier conseil, et pas le plus léger: si vous avez un adolescent curieux autour de vous, glissez-lui l'idée d'un stage d'initiation, en aéroclub ou en école de parapente. À Harcourt, des enfants sortent de cette journée avec des étoiles dans les yeux et, parfois, une vocation qui germe en silence. Offrir le premier contact avec le ciel, c'est ouvrir un vocabulaire que l'école ne fournit pas toujours. Et vous le savez aussi bien que moi: c'est souvent la deuxième expérience — pas la première — qui décide d'une passion durable.