L'essor des « sportcations » : pourquoi le parapente s'impose dans vos séjours
com Group et relayés par Sports Tourism News donnent le tournis: les recherches d'expériences sportives ont crû de plus de 30 % d'une année sur l'autre au niveau mondial.

Quand on me demande, au pied d'un décollage, si « ça se fait vraiment de plus en plus, le parapente en vacances? », je souris. Parce que non, ce n'est pas une impression: selon les dernières données publiées par Trip.com Group, les réservations de voyages actifs — ce qu'on appelle désormais les « sportcations » — bondissent à deux chiffres en valeur brute de marchandises. Et dans le classement mondial des expériences sportives les plus réservées, le parapente figure au troisième rang, juste après la plongée et le zipline. Pour celles et ceux qui hésitent encore à passer de l'idée au vol, la tendance confirme que vous n'êtes pas seul·e à vouloir bouger autrement.
Le voyage actif n'est plus une niche, c'est un mouvement
Les chiffres publiés par Trip.com Group et relayés par Sports Tourism News donnent le tournis: les recherches d'expériences sportives ont crû de plus de 30 % d'une année sur l'autre au niveau mondial. En valeur totale de réservations (GMV), la progression atteint près de 40 %. L'Europe suit le rythme: le Royaume-Uni a enregistré une hausse supérieure à 100 % et l'Allemagne une progression spectaculaire de plus de 600 %.
Pour la France, le signal est tout aussi clair: les recherches liées aux sports actifs ont connu une croissance à trois chiffres. En tant que monitrice qui accompagne chaque saison des dizaines de primo-volants dans les Alpes, je vois concrètement cette vague: plus de demandes de renseignements, des profils de voyageurs plus variés, des réservations faites plus tôt dans l'année.
Le parapente, parmi les cinq activités phares
Trip.com classe les expériences sportives les plus réservées à l'échelle mondiale. La plongée arrive en tête, suivie du zipline, du parapente, du saut en parachute et du vélo. Ce classement confirme ce que les professionnels du biplace pressentaient: le tandem n'est plus perçu comme une attraction marginale réservée aux occasionnels du bord de route. Il s'inscrit dans un véritable projet de voyage, au même titre qu'un stage de plongée en Thaïlande ou un itinéraire cyclable au Japon.
Autre donnée utile: cinq destinations reviennent systématiquement dans les catégories d'expériences actives étudiées — la Thaïlande, la Chine, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Malaisie. L'Australie figure notamment parmi les destinations les plus réservées pour le parapente et le saut en parachute. Cela ne retire rien aux Alpes françaises et suisses, bien sûr, mais cela montre que la concurrence touristique pour les activités aériennes se joue désormais à l'échelle planétaire.
Ce que ça change concrètement pour votre prochain baptême
Si vous lisez ces lignes en vous demandant quand réserver votre vol biplace dans les Alpes, voici ce qu'il faut retenir de cette tendance.
Réservez plus tôt. La demande augmente, les créneaux se remplissent, surtout en haute saison de juillet à août. Les professionnels sérieux ouvrent leurs agendas bien avant l'été — il n'y a aucune raison d'attendre le dernier week-end de vacances.
Préparez-vous à trouver des offres diversifiées. L'essor des sportcations s'accompagne de packages plus complets: hébergement en montagne combiné avec vol tandem, séjour multi-activités mêlant parapente et randonnée. N'hésitez pas à demander ce qui existe au-delà du simple baptême de vingt minutes.
Restez exigeant sur le sérieux du prestataire. Plus de demande attire aussi plus de candidats. Vérifiez toujours que votre pilote est titulaire du Brevet de Pilote Professionnel (BPPP), qu'il dispose d'une assurance en responsabilité civile professionnelle et qu'il vous propose un briefing clair avant le vol. C'est votre droit le plus élémentaire, et aucun chiffre de croissance ne devrait primer sur votre sécurité.
Enfin, si vous avez peur — de la hauteur, du vide, de cette impression de lâcher-prise —, sachez que c'est parfaitement normal. Respirer, ancrer son regard sur l'horizon et se laisser porter: c'est aussi un apprentissage, et c'est exactement pour cela que tant de voyageurs cherchent désormais à le vivre.