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Plus de femmes dans le parapente : le combat de Charlotte Serrao pour briser les codes

Comme le rapporte Le Progrès, elle rêve aujourd’hui de promouvoir les sports extrêmes auprès des femmes, mettant le doigt sur un manque cruel: le peu de références féminines visibles.

Plus de femmes dans le parapente : le combat de Charlotte Serrao pour briser les codes

« Il y a peu de références féminines »: pourquoi cette voix compte pour votre premier vol

Vous avez peut-être déjà entendu cette phrase, murmurée au sol avant un baptême de parapente: « Est-ce que c’est vraiment fait pour les femmes? ». Cette question, souvent non-dite, Charlotte Serrao, une Franco-Italienne de 37 ans, en a fait son moteur. Comme le rapporte Le Progrès, elle rêve aujourd’hui de promouvoir les sports extrêmes auprès des femmes, mettant le doigt sur un manque cruel: le peu de références féminines visibles. Pour notre communauté de passionnés de vol, c’est plus qu’un débat sociétal; c’est un signal fort qui rappelle que l’aventure en altitude doit se vivre et se montrer sous tous les visages.

Une mission née d’un sentiment d’entre-deux

Le parcours de Charlotte commence là où beaucoup d’entre nous se reconnaissent: dans le sentiment de ne pas rentrer dans une case. Née en Calabre, élevée dans le Jura, elle décrit s’être toujours sentie « à côté », un peu en marge. Cette expérience d’identité plurielle a fini par se transformer en force, en une volonté de créer des ponts là où il y a des vide. Son combat pour la visibilité féminine dans les sports extrêmes n’est pas un slogan; c’est une extension logique de sa propre histoire. Elle nous rappelle que la peur du vide ou du jugement n’a pas de genre, mais que les modèles, eux, ont un pouvoir immense pour nous rassurer et nous guider.

Ce que cela change pour votre préparation mentale

Vous préparez votre premier vol biplace? Cette actualité vous parle directement. Lorsque vous cherchez des vidéos de vol, des témoignages ou des instructeurs, la diversité des visages que vous croisez influence inconsciemment votre confiance. Voir des femmes pilotes, des passagères de tous âges et de tous profils s’envoler avec assurance, ce n’est pas anodin. C’est comme trouver un repère dans le paysage avant de décoller: cela ancre votre propre possibilité. Charlotte Serrao, en se faisant porte-parole de ce besoin, agit comme une monitrice de l’imaginaire. Elle valide cette émotion que vous pourriez ressentir, cette petite voix qui doute, et la transforme en un palier à franchir, pas en un mur.

À quoi rester attentif: les vrais repères qui comptent

Concrètement, que faire de cette information? Ne cherchez pas à la transformer en une liste de « sports féminins ». Le cœur du message est ailleurs. Lorsque vous choisirez votre centre de vol ou votre moniteur, observez la diversité des visages dans leurs retours d’expérience, leurs photos, leurs vidéos. Privilégiez ceux qui parlent avec empathie des appréhensions de chacun, qui déconstruisent la peur par la pédagogie, pas par la bravade. Demandez-leur comment ils accompagnent ceux qui doutent le plus. Votre préparation commence par là: trouver ce guide qui, comme Charlotte Serrao l’espère, ne minimise jamais votre crainte, mais vous aide à la respirer, la relâcher, et à laisser l’air porter votre confiance.

L’envie de voler n’a pas de genre. Mais pour que cette envie prenne son essor, elle a besoin de miroirs. Chaque fois qu’une femme partage son expérience de vol, elle trace un sillage dans l’air, un chemin mental pour celle qui vient après. C’est peut-être la plus belle des préparations au décollage.