Randonnée et baptême de parapente : les recommandations du PGHM
Selon L’Indépendant, le PGHM 66 rappelle les règles de base à l’approche du pic de fréquentation en Cerdagne, Capcir et Haut-Conflent, jusqu’au 20 août.

Pour les pratiquants de parapente comme pour les passagers d’un vol biplace, le message est très concret: l’accès au décollage reste une sortie de montagne, avec ses pièges météo, sa fatigue et ses contraintes logistiques. On prépare donc la marche avant de penser au vol.
Le briefing commence au parking, pas au déco
Le PGHM recommande d’abord de consulter la météo et de vérifier l’état de l’itinéraire. Pour rejoindre un site de parapente, cela signifie ne pas se limiter à la fenêtre aérologique annoncée par le pilote: l’approche peut être exposée à un changement rapide des conditions, à un terrain dégradé ou à un retard qui décale toute la journée.
Le parcours doit rester cohérent avec le niveau du groupe. En biplace, le passager n’a pas forcément l’habitude du dénivelé ni de l’altitude. Un itinéraire qui paraît évident à un pilote entraîné peut devenir pénalisant pour quelqu’un qui marche peu en montagne. On garde une marge. Pas question de faire plafonner l’objectif au détriment du retour.
Autre réflexe mis en avant par les secours: prévenir un proche de l’itinéraire prévu. Le point de départ, le chemin envisagé et le secteur du décollage doivent être connus avant de partir. En cas d’incident, cette information peut faciliter l’intervention.
Dans le sac: de quoi encaisser le gradient météo
Le PGHM insiste sur un équipement souvent sous-estimé par les visiteurs venus chercher la fraîcheur: de l’eau en quantité suffisante, mais aussi des vêtements chauds et imperméables. En montagne, la météo évolue rapidement. Une brise de vallée confortable au départ ne garantit pas des conditions identiques sur la crête, ni pendant l’attente au déco.
La liste rappelée par le major Sébastien Cavallero comprend également une trousse de premiers secours, une protection solaire, une lampe frontale, un téléphone chargé et, si possible, une petite batterie externe. Pour un rendez-vous de biplace, ces éléments restent utiles même si le vol lui-même est court: l’approche, l’attente et la récupération font partie de la sortie.
Les chaussures adaptées sont un autre point fort du message. Le PGHM distingue les pratiquants expérimentés capables d’évoluer en chaussures légères des vacanciers peu habitués à la montagne, à qui il recommande un équipement offrant davantage de maintien et de sécurité. Sur un sentier caillouteux ou irrégulier, la semelle et le maintien comptent autant que le casque une fois arrivé sur l’aire de décollage.
Le bon choix peut être de renoncer
Le signal d’alerte est simple: mauvaise météo, évolution défavorable en cours de route, retard ou premiers signes de fatigue doivent conduire à faire demi-tour. Le PGHM rappelle que l’obstination vers l’objectif provoque de nombreux accidents. Pour un vol biplace, cela vaut aussi pour le passager: si l’accès devient trop exigeant ou si l’horaire dérape, mieux vaut reporter que transformer une sortie aérienne en intervention de secours.
Entre le 15 juillet et le 15 août, le PGHM réalise plus d’un tiers de ses interventions annuelles, en alternance avec les CRS Montagne. Beaucoup concernent des entorses, des chutes sans gravité ou des randonneurs épuisés. Rien de spectaculaire, mais suffisamment pour plomber une journée et mobiliser les secours.
Quand on arrive sur une crête, on vérifie donc trois choses: l’état du groupe, la météo réelle et l’option de retour. Si l’un des paramètres se dégrade, on repose le projet au déco. La montagne sera encore là demain — et le parapente aussi.