Parapente : apprivoiser le vide grâce à la réalité virtuelle et aux baptêmes en tandem
Deux actualités récentes viennent justement rappeler qu'il existe plusieurs portes d'entrée vers le ciel — et selon Ouest-France, l'une d'elles passe désormais par un casque de réalité virtuelle à Cesny-les-Sources.

Vous avez les jambes qui flageolent à la seule idée de quitter le sol? Vous n'êtes pas seul(e). Deux actualités récentes viennent justement rappeler qu'il existe plusieurs portes d'entrée vers le ciel — et selon Ouest-France, l'une d'elles passe désormais par un casque de réalité virtuelle à Cesny-les-Sources. À Millau, France 3 raconte une autre histoire, qui donne des frissons: des résidents d'Ehpad — dont Roselyne, 90 ans — ont osé leur tout premier baptême en tandem au-dessus des causses.
Une porte d'entrée en douceur par la réalité virtuelle
Quand le corps refuse d'imaginer le vide, on peut commencer par les yeux et les oreilles. D'après le titre relayé par Ouest-France, une animation autour du parapente en réalité virtuelle serait proposée à Cesny-les-Sources — une manière de mimer le décollage, le souffle du vent et la vue panoramique sans quitter le sol. Je vois souvent des élèves démarrer ainsi: le cerveau enregistre la posture, la respiration s'apaise, et le jour du vrai vol, le saut paraît déjà familier. Pensez à cette étape comme à une marche avant l'escalier: on n'enjambe pas la dernière, mais on s'y prépare sans trembler.
À 90 ans, Roselyne offre son premier envol à Millau
Vendredi 4 septembre 2026, à Millau dans l'Aveyron, une scène qui donne des frissons. Plusieurs résidents de l'Ehpad Les Terrasses des Causses ont enfilé la sellette pour un baptême de parapente au-dessus des causses. La doyenne du groupe, Roselyne, 90 ans, a été la première à s'élancer en biplace. Casque sur la tête après son vol, elle confiait simplement: « C'est merveilleux. La vue, tout là, c'est très bien. » Son sourire, rapporté par France 3 Occitanie, en disait plus long que n'importe quel discours.
Le projet est né d'une discussion banale, expliquent les moniteurs et l'équipe de l'établissement: les parapentes passent régulièrement au-dessus de la ville, et les résidents, fascinés, ont fini par se dire « pourquoi pas nous? ». Une question toute simple, mais qui a ouvert la porte à une expérience que beaucoup n'auraient jamais imaginée à cet âge.
Ce que cette histoire change pour vous
Daniel, un autre résident du groupe, résume ce que j'entends souvent après un premier vol: « Quand j'étais jeune, ça n'existait pas. Il n'y avait pas de technologie. Mais là, j'en referai, c'est sûr. » Michelle, elle, imagine déjà la tête de sa famille en racontant l'aventure. Ce qui me touche dans ces témoignages, c'est le même fil que celui de mes lecteurs: la surprise de découvrir qu'on peut avoir peur et kiffer quand même, à condition d'être bien accompagné.
Si vous préparez votre propre baptême, retenez trois choses simples issues de ces deux actualités. Premièrement, on peut s'exposer graduellement au vide — la VR, une vidéo immersive ou un vol court en décollage posé sont autant de paliers avant le grand saut. Deuxièmement, le moniteur en biplace est votre ancrage: c'est lui qui porte la voile, qui gère la trajectoire et qui vous parle dans l'oreillette. Vous n'avez qu'à respirer et à regarder. Troisièmement, l'âge, la condition physique ou le vertige ne sont pas des verrous absolus: ce sont des raisons supplémentaires pour choisir un moniteur diplômé, signaler votre appréhension dès l'accueil et avancer à votre rythme.
Et la prochaine fois que votre cœur s'accélère en regardant un parapente passer au-dessus de la vallée, souvenez-vous de Roselyne: à 90 ans, elle a trouvé le courage de dire oui au ciel. Vous avez déjà fait le premier pas en lisant ces lignes.