Renaissance du tourisme de montagne dans le massif du Djurdjura
Selon le quotidien algérien El Watan, le tourisme de montagne dans le massif du Djurdjura — cette chaîne kabyle qui culmine à plus de 2 000 mètres — reprendrait de la hauteur.

Vous êtes-vous déjà demandé, face à une crête lointaine ou un massif dont on vous reparle après des années de silence, si ce coin de montagne était « vraiment accessible »? C'est une question que je rencontre souvent — et la réponse, ces dernières semaines, commence doucement à changer de couleur.
Le Djurdjura remonte la pente
L'information, pour l'heure, tient essentiellement dans ce titre prometteur: les détails précis (fréquentation, infrastructures, volumes) ne sont pas encore confirmés par la source. Mais le signal mérite qu'on s'y arrête, surtout si vous êtes de ceux qui cherchent des terrains de vol un peu hors des sentiers balisés des Alpes ou des Pyrénées. Le Djurdjura, c'est ce genre de massif où l'altitude se gagne dans le calme, loin de la fréquentation estivale des grands cols. Si l'activité touristique s'y relance, c'est aussi — potentiellement — l'accès aux sites de vol qui se réouvre, doucement.
Quand la montagne pose ses propres questions
En attendant de savoir ce que cette reprise signifie concrètement sur le terrain, un autre regard nous est utile — celui-ci, directement issu des Pyrénées. L'association Les Petits Débrouillards fait circuler cet été un « Science Tour », un laboratoire itinérant installé dans un camion, qui s'arrête face aux plages et dans les villages pour interroger vacanciers et habitants sur l'avenir de la montagne.
À Collioure, l'équipe a proposé aux familles de manipuler une maquette du cycle de l'eau, de comprendre le rôle des zones humides, de visualiser où vont les polluants quand ils glissent vers la mer. L'incendie de Trévillach, survenu quelques jours plus tôt dans les Pyrénées-Orientiales, a rendu ces échanges encore plus concrets. « On ne pense pas constamment à tout cela, confiait une mère de famille venue depuis vingt ans dans la région, et en même temps, j'espère pouvoir admirer ces paysages encore longtemps. »
Ce qui m'intéresse ici, en tant que quelqu'un qui vous accompagne dans l'air, c'est cette tension douce entre l'envie de partir et la conscience de ce que le départ implique. On ne vous demande pas de renoncer — on vous invite à comprendre ce que vous survolez, ce que vous traversez, ce que vos pieds touchent au décollage.
Ce que ça change pour votre prochain vol
Deux signaux, donc, à retenir pour votre pratique. D'abord, des massifs longtemps en retrait — comme le Djurdjura — semblent retrouver une dynamique touristique: c'est une porte qui s'entrouvre pour des spots peut-être encore sous-exploités par les pilotes, mais il faudra suivre la situation de près avant de s'engager sur place, les informations restant parcellaires. Ensuite, dans les Pyrénées comme ailleurs, la montagne nous renvoie une question de plus en plus concrète: comment y aller sans y laisser trop de traces? Le Science Tour le montre bien — la colère face aux incohérences environnementales est là, mais aussi le désir profond de continuer à prendre de la hauteur.
Alors, la prochaine fois que vous attachez votre harnais, prenez un instant. Regardez le relief. Respirez. Ce sol que vous quittez, cet air que vous traversez — ils vous racontent une histoire. Écouter cette histoire, ce n'est pas un frein. C'est un ancrage, justement. Et un pilote ancré, c'est un pilote qui s'envole mieux.