Réussir ma rando : comment les médiateurs sécurisent vos sorties en montagne
Vous avez déjà croisé, en plein effort sur un sentier pyrénéen, cette petite équipe en gilet orange qui vous tend un fascicule avec le sourire? Ces dernières semaines, vous risquez de les voir bien plus souvent.

Le Département des Pyrénées-Atlantiques, en partenariat avec l'Agence départementale du tourisme, fait passer son opération Réussir ma rando de 38 à 61 journées de sensibilisation cet été.
Lancée en 2021, cette démarche vise à accompagner les pratiquants de la montagne — randonneurs, traileurs, simples promeneurs — pour leur rappeler les règles de sécurité, mais aussi les bons réflexes à adopter face aux troupeaux, aux changements de météo ou simplement pour préserver la beauté des lieux que nous aimons survoler ou traverser.
Une présence renforcée, pas un contrôle déguisé
L'idée n'est pas de transformer votre journée en cours magistral. Les médiateurs viennent à votre rencontre, souvent aux départs de balades très fréquentées, avec un message qui tient en peu de mots: la montagne se partage. On vous parle équipement, lecture de carte, anticipation météo, mais aussi cohabitation avec les bergers dont les troupeaux animent nos paysages.
Pour nous qui préparons un baptême de parapente ou une rando d'approche vers un décollage, c'est un vrai soulagement. Quand les comportements sont mieux compris sur les sentiers, l'ambiance y gagne. Je le constate à chaque vol: un terrain d'approche apaisé, où chacun connaît sa place, change tout au déroulé de la journée. Le relâchement commence souvent bien avant de quitter le sol.
Ce que vous pouvez en tirer pour votre prochaine sortie
Ne voyez pas ces rencontres comme une corvée. Voyez-les comme un palier, une pause au bord du chemin où l'on échange sans enjeu. Si vous préparez un vol en tandem dans les Pyrénées, un week-end en altitude ou simplement une rando à la journée, prenez quelques minutes: leurs conseils sont gratuits et forgés par des années de terrain.
Et si vous partez seul, retenez trois réflexes que vous entendrez probablement: consulter la météo locale avant de quitter le parking, adapter votre itinéraire à votre niveau réel (pas à celui que vous espérez) et signaler calmement votre présence en croisant un troupeau. Ces gestes, une fois installés, deviennent aussi naturels que de sentir le vent sous la voile au décollage du matin.
D'autres massifs, en France comme au-delà, réfléchissent eux aussi à un tourisme d'altitude plus responsable. La montagne reste un espace de liberté. Mais une liberté qui se prépare, se partage et se transmet — pas à pas, dans le bon sens du vent.