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Vivre un baptême de parapente dans les Alpes : guide et conseils

Le récit publié par Midi Libre sur un baptême en parapente au-dessus des Cévennes, avec l'association Cévennes parapente et le pilote Benoît de Blic, lève un coin du voile.

Vivre un baptême de parapente dans les Alpes : guide et conseils

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passe vraiment dans la tête du moniteur au moment où il boucle votre harnais? Le récit publié par Midi Libre sur un baptême en parapente au-dessus des Cévennes, avec l'association Cévennes parapente et le pilote Benoît de Blic, lève un coin du voile. Et mine de rien, il donne trois ou quatre critères concrets pour choisir le bon pro quand on hésite encore à sauter le pas.

Avant le vide: ce qui se passe vraiment au décollage

Oubliez l'image du « saut dans le vide ». Benoît le dit sans détour: si vous avez cette impression, « ce n'est pas le bon endroit ». Le vrai départ commence par un trajet en fourgon qui cahote sur les cailloux, à regarder les Cévennes défiler. Puis viennent les manches à air — celle devant vous baptisée « votre futur », celle derrière « votre passé ». Il faut qu'elles soient alignées avec le présent, c'est-à-dire vous. Cette image vaut tous les briefings météo: un moniteur qui prend le temps de vous les faire regarder respecte votre peur plutôt que de la balayer.

L'instant suivant, la voile se gonfle, retenue par une dizaine de suspentes. On recule toniquement, on court quand on sent que ça prend, et sans avoir eu le temps d'assimiler, on surplombe déjà la montagne. Le corps s'installe dans l'assise comme on s'assoit sur une balançoire — en cherchant l'ancrage des cuisses, pas en serrant les dents.

Trois signes que vous avez affaire au bon moniteur

Voilà ce que j'aime retenir de cette journée, et que je transmets à chaque lecteur hésitant. Premier signe: le moniteur est un peu stressé avant chaque décollage. Benoît le dit sans détour, « sinon je me dis que c'est mauvais signe ». Le pilote détaché de tout n'est pas un gage de sécurité, c'est un signal d'alarme. Deuxième signe: il parle de son métier avec le même émerveillement qu'au premier jour. Benoît compare le parapente au jardinage — « tu prends ce que la nature a à t'offrir » — et glisse discrètement qu'il faut la préserver. Troisième signe: il chiffre ses heures de vol, pas seulement ses années d'enseignement. L'article rappelle qu'il cumule 34 ans dans les airs et 26 ans de métier. Ce ratio vous dit quelque chose qu'un site web ne dira pas.

Ce que vous emportez, ce que vous laissez au sol

Côté sac: des chaussures qui tiennent la cheville (la piste est caillouteuse, pas un tapis), une veste coupe-vent même en plein été en altitude, et c'est à peu près tout. Le sac « de survie » est celui du moniteur, sanglé derrière vous — si quelque chose se décroche, « c'est que tu y as touché », rappelle Benoît avec un sourire qui veut dire: ne touche à rien.

Côté tête: laissez votre vertige à la porte s'il est là, mais ne levez pas les yeux au ciel non plus. Benoît a commencé avec le sien, « rien ne me destinait à ça ». Pour le reste, prévient-il, « c'est silence et grande liberté » — ce qui est une façon polie de dire que vous n'avez rien à prouver, et que personne ne vous demandera de pousser un cri de guerre à l'arrivée.

Respirez: avant de cliquer « réserver », vérifiez que votre école coche ces trois cases. Le reste, c'est la musique.