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Baptême de parapente à Cuges-les-Pins : l'expérience du premier vol en tandem

Vous avez peut-être vu passer l'image cette semaine: BFM consacrait son rendez-vous estival « L'été chez nous » à Cuges-les-Pins, autour des baptêmes de parapente qui font le renom du village.

Baptême de parapente à Cuges-les-Pins : l'expérience du premier vol en tandem

Pour celles et ceux qui hésitent encore, c'est l'occasion idéale pour se demander, sans pression, ce que veut vraiment dire « faire son premier vol ».

Pourquoi Cuges-les-Pins revient dans nos conversations

À chaque reportage estival qui parle de parapente, vous entendez ce nom. Ce n'est pas surprenant: installé entre le relief de la Sainte-Baume et l'ouverture vers les calanques, le site bénéficie d'un décollage dégagé et de brises thermiques régulières en saison chaude. Pour un primo-volant, cela se traduit par quelque chose de très concret — un posé large, un relief que le moniteur connaît par cœur, et peu de place pour l'improvisation.

Ce qui se passe vraiment quand on s'attache à un inconnu

Je vais vous décrire un baptême tel que je l'accompagne, parce que la peur, la plupart du temps, ne vient pas du vide: elle vient de l'inconnu. Premier temps, au sol: vous êtes harnaché, les pieds dans l'herbe, les sangles réglées. On respire, on ne court pas. Le moniteur explique la phase de gonflage, la voile qui monte au-dessus de vous comme un grand cerf-volant — et c'est déjà là que beaucoup de passagers se figent. C'est normal, et c'est même utile.

Deuxième temps: deux ou trois pas en avant, et la suspension arrive. Ce n'est pas une chute. C'est plutôt comme s'asseoir sur une balançoire qui s'élève. Le corps reconnaît le siège, pas le vide. Troisième temps: l'altitude prend son temps. Vous n'êtes pas seul à piloter, et votre rôle n'est ni de comprendre la voile ni de maîtriser la barre. Votre rôle, c'est de sentir.

Ce que je vérifie avant de réserver

Puisque Cuges-les-Pins est sous le feu des projecteurs en ce moment, c'est le bon moment pour poser trois questions à n'importe quelle école, peu importe le site:

  • L'école affiche-t-elle une affiliation à la Fédération Française de Vol Libre? C'est en général la garantie d'un cadre minimum: moniteur diplômé, assurance, matériel vérifié.
  • Le moniteur est-il explicitement présenté comme accompagnateur de tandem? Ce n'est pas la même chose qu'un pilote personnel qui vous « prête » sa voile pour la photo.
  • Quel est le scénario si je panique en l'air? Un bon moniteur a une réponse simple: il pose. Pas de discussion, pas de « on va essayer de tenir ».

Et un dernier conseil, que vous ne lirez pas dans les brochures: dites à voix haute votre peur, au sol, avant de décoller. Les passagers qui verbalisent leur inquiétude au moniteur vivent un vol bien plus serein que ceux qui serrent les dents en silence. Le corps reconnaît la peur si on lui donne un nom — ensuite, il peut la relâcher.