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Desant na Drvar : immersion au cœur de l'élite mondiale du parapente

Selon le Sarajevo Times, cette édition fait office de PrePWC, comprenez un test grandeur nature en vue d'une éventuelle Coupe du monde de parapente.

Desant na Drvar : immersion au cœur de l'élite mondiale du parapente

Vous êtes-vous déjà demandé, en regardant un parapentiste décoller, ce qui se passe dans sa tête ces quelques secondes avant que ses pieds quittent le sol? Dimanche dernier, à Drvar en Bosnie-Herzégovine, quatre-vingt pilotes venus de vingt-quatre pays se sont donné rendez-vous pour la sixième édition de « Desant na Drvar », une compétition internationale qui mérite qu'on s'y attarde, même depuis nos Alpes.

Une course qui se joue avant l'envol

L'événement, qui se poursuit jusqu'au 29 août, ne se résume pas à un chrono dans le ciel. Selon le Sarajevo Times, cette édition fait office de PrePWC, comprenez un test grandeur nature en vue d'une éventuelle Coupe du monde de parapente. Cent cinq pilotes s'étaient inscrits, mais le plateau a été ramené à quatre-vingt pour des raisons d'organisation. Avant chaque journée, l'équipe définit le décollage, les points de passage et le parcours en fonction de la météo — les vols s'étendent sur 60 à 150 kilomètres, et tout le monde est suivi par satellite en temps réel.

Le décollage principal se trouve sur l'aérodrome de Kruškovac, près du hameau de Podovi, à environ quatre kilomètres de la route Drvar-Bosanski Petrovac. Pour vous qui avez déjà crapahuté jusqu'à une manche à air avec le sac sur le dos, ce détail dit beaucoup: un site de vol commence toujours par une reconnaissance à pied. On marche comme dans l'eau, on teste l'ancrage, et c'est seulement après qu'on peut s'élancer.

Le briefing d'abord, le ciel ensuite

Dimanche, premier jour, on n'a rien lancé du tout. Briefing sur le relief, repérage des dangers, contacts à joindre en cas de pépin, puis un moment convivial et un vol d'essai. Comme l'a expliqué l'organisateur Marko Zarač, le briefing permet de « familiariser les pilotes avec le terrain, les dangers possibles et toutes les informations importantes, y compris qui contacter en cas de problème ». Les vols officiels démarrent lundi; le verdict tombera samedi 29 août.

Cette progressivité n'est pas un détail pédagogique réservé aux compétiteurs. Elle illustre exactement ce qui rend un site de vol fiable: la clarté des procédures avant le décollage, la connaissance du relief, la chaîne d'alerte. Pour vous qui préparez peut-être un baptême ou un stage dans les Alpes, c'est un repère utile. Un bon site, c'est d'abord un site bien briefé. Quand vous choisissez votre moniteur, demandez comment se passe le briefing, qui est le contact au sol, quelle marge est prévue en cas de changement de météo. La sécurité commence dans la conversation, pas dans les nuages.

Et la relève, dans tout ça?

Pendant que la Bosnie accueille sa compétition, les Championnats du monde juniors s'ouvrent ce 24 août en Macédoine du Nord, avec une délégation suisse emmenée par Toni Crottet. On y retrouve Noé Court, Jean Morisetti, Matia Vosti, Noel Oberle et Thierry Stoll, équipés chez Niviuk, Ozone, Gin et Advance. L'épreuve court jusqu'au 30 août.

Deux rendez-vous internationaux, deux visages du parapente: la course longue d'un côté, la relève de l'autre. Et pour vous, lectrice ou lecteur qui lisez ces lignes en pensant peut-être à votre prochain décollage — respirez. Le palier suivant, ce n'est pas forcément un championnat du monde. C'est déjà le prochain vol que vous ferez en confiance, après un briefing clair et une bonne reconnaissance du terrain.