Loi Montagne III : quels impacts pour la pratique du parapente dans les Alpes ?
D'après le relais de Départements de France, la loi dite « Montagne III » — portée sous le titre « pour une Montagne vivante et souveraine » — a été officiellement promulguée le 18 août 2026, après…

D'après le relais de Départements de France, la loi dite « Montagne III » — portée sous le titre « pour une Montagne vivante et souveraine » — a été officiellement promulguée le 18 août 2026, après la validation du Conseil constitutionnel rendue le 14 août. Le texte, publié au Journal officiel le 19 août, prend le relais d'une loi Montagne II qui datait de près de dix ans. Pour nous, amateurs de parapente et de vols biplaces au-dessus des Alpes, ce nouveau cadre mérite qu'on s'y arrête un instant — sans urgence inutile, mais sans détourner le regard.
Une loi qui touche d'abord le bâti pastoral
Le périmètre cité par Départements de France concerne, en premier lieu, les chalets d'alpage, les abris pastoraux et les bâtiments agricoles. Concrètement, c'est tout l'édifice bâti qui rythme la vie des villages d'altitude: rénovations, extensions, transmissions, normes sanitaires. Cette base, posée après une décennie d'attente, sert désormais de référence pour les politiques locales des massifs.
Pourquoi cela peut, à terme, vous concerner en l'air
Vous n'êtes probablement ni exploitant ni maire, et pourtant la loi vous rattrape par un coin que vous connaissez bien: le sol. Les prairies d'altitude, les alpages et les zones pastorales constituent une part importante de nos zones d'atterrissage, et parfois même de décollage, dans les Alpes. À chaque fois qu'un cadre législatif redéfinit la vie de la montagne, la carte des usages possibles se redessine autour de nous: entretien des pistes, cohabitation avec les troupeaux, accueil du public, organisation des secours, accessibilité des prairies. Ce n'est pas une raison pour s'alarmer dès aujourd'hui, mais bien une raison pour rester attentif à la déclinaison locale du texte.
Trois réflexes simples pour rester acteur
Avant de filer vers le prochain déco, prenez une minute — le temps d'une grande respiration — pour adopter ces trois gestes simples. Premièrement, identifiez si votre département ou votre vallée de vol habituel fait partie des zones qui seront touchées en priorité par les décrets d'application à venir. Deuxièmement, glissez la question à votre école de parapente ou à votre moniteur biplace: ce sont eux qui discutent chaque année avec les élus locaux et qui verront arriver les premières conséquences concrètes sur le terrain. Troisièmement, prenez le temps de lire le texte intégral de la loi lorsqu'il sera disponible, pour pouvoir intervenir à bon escient dans les consultations locales, plutôt que de subir passivement les décisions venues d'en haut.