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Speed riding : découvrez les sensations du ski couplé au vol en parapente

Selon Orange Actualités, le speed riding associe des phases de ski et de vol grâce à une voile de 11 à 12 m², proche de celle utilisée en parapente.

Speed riding : découvrez les sensations du ski couplé au vol en parapente

La question revient souvent chez les amateurs de glisse: peut-on vraiment skier tout en prenant les airs, sans perdre ses appuis ni son souffle? Selon Orange Actualités, le speed riding associe des phases de ski et de vol grâce à une voile de 11 à 12 m², proche de celle utilisée en parapente. La discipline, présentée comme une activité à sensations fortes des sports d’hiver, demande toutefois un niveau 3 en ski pour une initiation.

Une alternance entre glisse et pilotage

Le speed riding ne se résume ni à une descente classique, ni à un vol de parapente prolongé. Le principe décrit par Orange Actualités repose sur une alternance: vous skiez, puis vous prenez de la hauteur, avant de retrouver la neige et de poursuivre votre trajectoire. La voile devient alors un appui supplémentaire dans la progression, à la manière d’un mouvement que l’on apprend à coordonner plutôt que d’un simple équipement que l’on subirait.

Laurent Cochard, directeur de l’école de parapente Les Portes du Soleil à Morzine, résume cette répartition ainsi: « C’est 60 % de ski et après c’est un peu de pilotage ». Cette formule donne le bon point de départ pour comprendre la discipline. Le ski reste central; le pilotage vient compléter la glisse et accompagner les phases de vol.

Pour vous qui connaissez déjà le parapente biplace, le changement de repère est important. En tandem, vous pouvez vous concentrer sur les sensations et suivre les consignes du pilote. Ici, l’équilibre entre les skis, la pente et la voile occupe une place beaucoup plus visible. Il faut conserver son ancrage sur la neige, puis accepter un changement d’appui lorsque la voile intervient.

Le niveau de ski, premier filtre à vérifier

L’information la plus concrète concerne l’accès à l’initiation: un niveau 3 en ski est nécessaire. Ce point mérite d’être vérifié avant toute réservation, car l’envie de sensations ne remplace pas la capacité à rester stable dans une phase de glisse.

Je vous conseille donc de poser une question très simple à l’école: « Mon niveau de ski correspond-il bien aux conditions de votre initiation? » Ne vous contentez pas d’un enthousiasme général pour l’activité. Demandez également comment la séance répartit les temps de ski, les phases de vol et la découverte du pilotage. Les sources disponibles ne précisent pas le contenu exact de l’encadrement; mieux vaut donc obtenir ces éléments directement auprès de la structure choisie.

Cette démarche n’a rien d’un excès de prudence. Lorsque l’on découvre une discipline aérienne, la peur peut se loger dans des détails très concrets: la vitesse, la sensation de délestage, la difficulté à retrouver ses appuis. En les nommant avant le départ, vous créez un premier palier de confiance. Comme lorsqu’on s’assoit sur une balançoire, on ne cherche pas immédiatement l’amplitude maximale: on commence par sentir le mouvement et par comprendre ce qui permet de revenir à l’équilibre.

Une expérience à préparer sans confondre vitesse et maîtrise

Les titres relayés par Le Dauphiné et Ouest-France placent le speed riding parmi les activités à sensations fortes. Cette présentation attire naturellement les curieux, mais elle peut aussi donner une image très spectaculaire de la pratique. Or la première vérification reste plus terre-à-terre: votre niveau de ski est-il adapté, et l’école explique-t-elle clairement la part de pilotage attendue?

La voile annoncée, de 11 à 12 m², est décrite comme semblable à celle d’un parapente. Cette comparaison permet de visualiser l’équipement, sans pour autant transformer une initiation au speed riding en baptême de parapente. Les deux univers partagent une voile, mais l’expérience présentée ici repose précisément sur le va-et-vient entre la neige et l’air.

Avant de vous engager, gardez donc trois repères: un niveau 3 en ski, une voile de 11 à 12 m² et une pratique fondée sur l’alternance entre glisse et vol. Puis avancez par étapes. Respirez, gardez les épaules relâchées et laissez l’instructeur vous donner le rythme: dans cette discipline, la sensation forte devient plus lisible lorsque chaque appui trouve sa place.