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S'initier au parapente biplace : une immersion aérienne au cœur des sommets alpins

C'est en tout cas ce que rappelle un reportage diffusé le 13 août 2026 par la BR / ARD Mediathek, consacré au parapente en tandem à Garmisch-Partenkirchen, au-dessus des sommets et des vallées bavarois.

S'initier au parapente biplace : une immersion aérienne au cœur des sommets alpins

Vous est-il déjà arrivé de sentir votre ventre se nouer au bord d'une falaise, avant même d'avoir bougé? Cette petite contraction que l'on appelle le vertige, même les pieds bien ancrés au sol. Et si je vous disais qu'un baptême de parapente en biplace est précisément l'une des façons les plus douces de traverser cette peur, peut-être changeriez-vous d'avis sur ce sport.

On y suit un moniteur pionnier du vol biplace qui accompagne des passagers depuis près de quarante ans, et qui parle d'un silence particulier, de moments de liberté et de bonheur simples, une fois la voile gonflée derrière vous.

Ce qu'un vol biplace vous apporte vraiment

Dans un reportage publié le 20 août 2026 dans Le Dauphiné Libéré, le site de Saint-Vincent-les-Forts, l'un des plus emblématiques des Alpes du Sud, donne corps à cette promesse. Autour du petit cabanon des Ailes du Lac, les moniteurs préparent les voiles, vérifient les équipements, ajustent le programme quand un orage se profile. Un détail que l'on oublie trop souvent: un baptême de parapente ne se improvise pas, il s'anticipe.

Au-dessus du lac de Serre-Ponçon, face au pic de Morgon ou au sommet de Dormillouse, les voiles colorées se succèdent dans le ciel. Des touristes venus pour un premier vol, et des pilotes aguerris qui parlent de « la liberté de se balader dans les airs » ou du plaisir du « marche et vol » quand on rallie le décollage à pied. La liberté n'est pas qu'un slogan. C'est un relâchement précis, un appui sur le harnais, une respiration qui s'élargit quand la voile se gonfle et que vos pieds quittent enfin la pente.

Comment choisir un vol sans se précipiter

Bruno Farsy, responsable des Ailes du Lac, le reconnaît sans détour: le site est l'un des plus gros terrains des Alpes du Sud. Mathieu Pichon, moniteur, ajoute que la pente est exigeante et la compare, sans forcer le trait, à une piste noire de ski alpin. Cinq mètres de bande de décollage, pas de décollage possible sans un vent déjà installé, une ascendance dynamique qui dépend de l'orientation de la montagne et d'une protection contre le vent de nord: voilà ce qui rend ce lieu à la fois magnifique et sérieux.

Concrètement, avant de réserver votre baptême, posez trois questions à l'école ou au moniteur:

  • Combien d'années de pratique a-t-il, et sur quels types de sites vole-t-il habituellement?
  • Quelle marge de sécurité prévoit-il si la météo change en cours de vol?
  • Quel est son plan si le vent tourne pendant que vous êtes en l'air?

Un vrai professionnel répond sans hésiter. Un autre vous dira que c'est une question pertinente.

Garder la peur à sa juste place

Le 18 août 2026, Le Figaro publiait les images d'un sauvetage vertigineux d'un parapentiste dans les Alpes. Je ne vais pas vous dire qu'un vol biplace est sans risque — il ne l'est jamais, et ce serait vous mentir. Mais je vais vous dire ceci: un moniteur qui prend le temps de vous expliquer ce qu'il fait, qui règle votre harnais avant le décollage, qui vous demande de lever les pieds au bon moment, transforme la peur en vigilance partagée. Et c'est exactement ce que l'on cherche au premier vol.

Alors, avant de cliquer sur « réserver », vérifiez la météo le matin même, écoutez votre corps le jour J — un mal de dos, un état grippal, une nuit trop courte suffisent à gâcher l'expérience — et choisissez une structure dont les moniteurs acceptent de répondre à vos questions avant le décollage. C'est souvent ce premier échange, bien plus que la photo au sommet, qui fait toute la différence.